Max Jacob von Modigliani, um 1916–1917.

Max Jacob entre la transfiguration et le procès-verbal : Philippe Douroux et Olivier Rasimi

Max Jacob (1876-1944) fut poète, peintre et l'une des figures centrales de la Bohème parisienne à Montmartre, où il révolutionna le poème en prose dans une pauvreté existentielle et une proximité spirituelle avec Picasso, développant avec des œuvres comme Le Cornet à dés une poétique du rêve, du hasard et de la vision mystique entre judaïsme et conversion catholique. La critique oppose deux livres parus en 2026 qui partent du même point de départ historique – l'arrestation et la mort de Max Jacob dans le camp de rassemblement de Drancy – mais déploient des modalités de représentation radicalement divergentes : "Saint Max" d'Olivier Rasi développe dans un récit achronologique et proche de la conscience une perspective intérieure d'inspiration hagiographique, interprétant la vie et la mort de Jacob comme un chemin de croix chargé de mysticisme, tandis que ’Max Jacob et le jeune SS" de Philippe Douroux, en tant que double biographie documentaire, entrelace la vie du poète avec celle d'un futur volontaire SS et formule une accusation historico-politique au moyen de recherches archivistiques, de découvertes de lettres et de traces administratives ; la critique met systématiquement en évidence cette opposition et soutient que les deux textes répondent à la même question fondamentale – comment raconter une mort entre quête de sens religieuse et meurtre de masse industriel ? – par des moyens opposés, Rasi spiritualisant tendanciellement la violence par sa transfiguration esthétique, Douroux convertissant l'expérience en évidence par sa reconstruction basée sur des pièces d'archives, de sorte que ce n'est que dans la juxtaposition contrastive que les angles morts respectifs deviennent visibles : ici, le danger de théologisation de la violence historique, là, la réduction des dimensions existentielles à la factualité documentaire ; la force de la critique réside par conséquent dans la médiation précise, narratologique et épistémologique, de cette différence, par laquelle la forme littéraire elle-même devient compréhensible comme instrument épistémique.

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Cosmogonie et solstice d'été sur le parking du supermarché : Célestin de Meeûs

Dans "Mythologie du .12" (2024) de Célestin de Meeûs, deux mondes qui ne se rencontrent jamais autrement se heurtent lors d'une unique soirée de solstice d'été dans la province belge : Théo, fraîchement majeur et ayant terminé ses derniers examens, passe son temps avec son ami Max sur le parking d'une zone commerciale, entre bières, joints et le souvenir d'une relation échouée, tandis que le médecin-chef Rombouts rentre dans sa villa à l'orée du bois après une longue journée de travail, où mariage et rôle de père sont déjà brisés. Lorsque Théo et Max s'aventurent en soirée dans cette parcelle de forêt récemment acquise qui borde la propriété de Rombouts, celui-ci entend des voix et voit une lueur depuis sa terrasse, les prend pour des cambrioleurs et abat Théo avec son fusil de calibre .12 – un acte de peur, que le roman raconte non pas comme une explosion soudaine, mais comme le point final d'une pente de possessivité, de masculinité blessée et de transmission familiale de la violence déjà longtemps tracée. L'essai interprète ce récit comme une confrontation avec le mythe annoncé dans le titre : juste avant le coup de feu, Théo se remémore l'ancien mythe de succession d'Ouranos et de son fils Cronos, dans lequel le fils déménage le père tout-puissant pour libérer un nouvel ordre – mais le roman inverse ce schéma, car ici une figure paternelle tue un jeune homme étranger pour défendre son propre statut, de sorte que le détachement libérateur devient une répétition stérile. La propriété, l'idéal de masculinité et l'héritage colonial s'y condensent, comme le montre le texte, en une mythologie auto-créée au sens de Roland Barthes, qui fait passer un meurtre pour une légitime défense, tandis que la forme et la syntaxe du roman – les phrases interminables, à peine interrompues par des points, le parallélisme des lieux, l'image récurrente du 'nulle part' – accomplissent ce déni de sens au niveau de la langue elle-même.

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La mère, le langage, la folie : Antonin Artaud chez Justine Lévy

Le roman de Justine Lévy, " Son fils " (Stock, 2021), retrace la vie d'Antonin Artaud à travers le regard de sa mère Euphrasie et esquisse, sous la forme d'un journal intime fictif, le portrait saisissant d'une femme qui aime, possède et, précisément pour cela, ne comprend jamais vraiment son fils. Plutôt qu'une biographie d'artiste centrée sur l'œuvre, le roman met l'accent sur l'expérience de la maladie, de l'aliénation et de la perte, laissant la pensée d'Artaud émerger seulement indirectement, comme un écho dans la perception de sa mère. Cette critique montre comment Lévy combine faits historiques et fiction littéraire pour créer un roman biographique dont la force narrative naît précisément de la tension entre la vision limitée de la narratrice et le savoir du lecteur. L'analyse se concentre sur l'image d'Artaud qui émerge de cette perspective radicalement subjective, ainsi que sur les procédés littéraires par lesquels le roman reprend des motifs de son œuvre – tels que le „ corps sans organes “, le rejet de la filiation biologique ou le théâtre de la cruauté – sans les expliquer explicitement. Parallèlement, elle examine comment la forme, le langage et la focalisation rendent visible la revendication possessive maternelle ainsi que son échec progressif, faisant ainsi du roman une réflexion sur les limites de la compréhension biographique.

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Férocité, Klasse, Körper: Female Gaze bei Caroline Laurent, Benoîte Groult, Éric Holder und D. H. Lawrence

Der Artikel nimmt vier Liebesgeschichten in den Blick, in denen Frauen Männer aus deutlich niedrigeren sozialen Klassen bzw. Milieus begehren, und macht daran eine präzise Verschiebung sichtbar: Frauen schauen auf Männer. Im Zentrum stehen dabei die Romane von Caroline Laurent (2026), Benoîte Groult, D. H. Lawrence und Éric Holder, mit einem Seitenblick auf Annie Ernaux. Ihr Begehren ist jedoch nie abstrakt, sondern stets an den Körper gebunden: an Arme, Hände, Rücken, an Haut, Arbeit, Bewegung. Während Lawrence den Körper des Wildhüters noch als beinahe mythische Quelle von Vitalität und Erlösung stilisiert und Groult ihn in eine lange, letztlich unüberbrückbare Klassendifferenz einbettet, zeigt Holder ihn in seiner stillen Materialität – als gezeichneten, arbeitenden Körper, der kaum Worte für sich hat. Laurents Roman geht darüber hinaus: Hier wird der männliche Körper mit einer Genauigkeit betrachtet, die weder verklärt noch entschuldigt, sondern zugleich begehrt und analysiert. Gerade darin liegt die argumentative Pointe des Artikels: Der „weibliche Blick“ ist keine einfache Umkehr des traditionellen Blickregimes, sondern eine widersprüchliche Praxis, in der sich Begehren, soziale Prägung und Selbstreflexion überlagern. Die Liebe überschreitet zwar die Grenze zwischen den Klassen, hebt sie aber nicht auf; sie macht sie vielmehr am Körper selbst sichtbar. Am Ende verschiebt sich der Fokus noch einmal: Entscheidend ist nicht die Erfüllung der Beziehung, sondern das Schreiben darüber – als Akt, der das Erlebte festhält, zuspitzt und dem weiblichen Blick eine eigene, souveräne Form gibt.

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Tugend, Volk, Terreur vor den Präsidentschaftswahlen 2027: Jean-Luc Mélenchon, Robespierre und das Erbe der Revolution

Der Artikel analysiert die politische und ideengeschichtliche Verbindung zwischen dem Präsidentschaftskandidaten Jean-Luc Mélenchon und Maximilien Robespierre, dem jakobinischen Revolutionär und Architekten der Terreur, und zeigt, wie sich zentrale Motive des jakobinischen Denkens – insbesondere das Konzept der „Vertu“ als republikanische Tugend, die Vorstellung eines homogenen Volkswillens und die scharfe Gegenüberstellung von Volk und Korruption – in Mélenchons politischem Projekt für La France insoumise fortschreiben. Ausgehend von der ambivalenten Figur Robespierres, die zwischen Tugendideal und Terrorherrschaft steht, rekonstruiert der Text die historiographischen Deutungstraditionen und ihre gegenwärtige politische Aktualisierung in Frankreich. Dabei wird deutlich, dass Mélenchons Mobilisierungskraft ebenso wie seine Polarisierung aus einer strukturellen Spannung resultiert: dem Versuch, moralische Reinheit und demokratische Repräsentation zu vereinen. Der Beitrag verbindet politische Theorie, Ideengeschichte und literarische Reflexion und versteht die anhaltende Auseinandersetzung um Robespierre als Schlüssel zum Verständnis der gegenwärtigen Krise und Selbstdeutung der französischen Linken.

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Kathedrale aus Papier: Heteronymie und autopoetische Spiegelungen bei Matthieu Mégevand

Matthieu Mégevands "Mon nom est personne" (2026) ist nicht als biografischer Roman über Fernando Pessoa zu lesen, sondern als konsequent durchkomponierte poetologische Versuchsanordnung, in der die Heteronymie zum formbildenden Prinzip aller Ebenen erhoben wird. Die drei fiktiven Dichteridentitäten werden in ihrer je eigenen Existenz- und Schreibweise profiliert, was die Gesamtstruktur des Romans ableitet: Alberto Caeiro ist ein scheinbar einfacher, naturverbundener Dichter, der in unmittelbarer Wahrnehmung aufgeht, Metaphysik ablehnt und in klaren, bildhaften Versen eine Welt ohne Tiefendimension entwirft; ihm kontrastiert Ricardo Reis, ein von klassizistischer Disziplin, stoischer Distanz und formaler Strenge geprägter Künstler, der seine Emotionen kontrolliert und Literatur als Ordnungssystem begreift; schließlich tritt mit Bernardo Soares ein Heteronym auf, dessen melancholisch-zersplitterte Innenwelt sich in fragmentarischen, selbstreflexiven Texten niederschlägt und das Schreiben als existenzielle Selbstvergewisserung betreibt. Der Aufsatz zeigt, wie diese drei Stimmen zunächst wie autonome Autorenbiografien inszeniert werden, sich jedoch im Schlussteil als Projektionen Pessoas, als abwesendes Zentrum, erweisen: Die scheinbare Vielfalt erweist sich als Effekt einer radikalen Entleerung des Ichs. Gerade in konkreten Konstellationen – etwa wenn die Figuren in indirekten Begegnungen aneinander vorbeidenken oder ihre jeweiligen Räume (Natur, kultivierte Ordnung, urbanes Interieur) unvereinbar bleiben – wird diese Dissoziation erfahrbar. Methodisch schreitet der Artikel von der detaillierten Figurenanalyse über narrative Verfahren bis hin zur poetologischen Selbstreflexion fort und zeigt so, dass Subjektivität hier nur im Modus ihrer Aufspaltung existiert. Mégevands Roman erscheint damit als konsequente Fortschreibung von Pessoas Heteronymie: Nicht ein Autor erfindet Figuren, sondern die Figuren erzeugen erst die Illusion eines Autors – eine Umkehrung, die der Aufsatz als Signatur moderner literarischer Identitätskrisen deutet.

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Le voyage en Chine de Tel Quel : idéologie, vanité et projection chez Jean Berthier

Le roman de Jean Berthier, "Voyage tranquille au pays des horreurs" (Cherche Midi, 2026), retrace le voyage historique en Chine du groupe Tel Quel, réunissant Roland Barthes, Philippe Sollers, Julia Kristeva, Marcelin Pleynet et François Wahl au printemps 1974. Sur fond de la fin de la Révolution culturelle, l'auteur montre comment les éminents intellectuels français suivent un programme de visites strictement mis en scène, percevant moins la Chine maoïste que leurs propres obsessions théoriques, politiques et esthétiques. Dès l'épisode d'ouverture comique autour de Jacques Lacan, qui croit comprendre la Chine à travers les catégories de sa psychanalyse sans même s'y rendre, le motif central de la projection est introduit. Parallèlement, l'affaire du film documentaire de Michelangelo Antonioni, ostracisé en Chine et racontée dans le roman, sert de toile de fond contrastée : alors que le cinéaste tentait de regarder au-delà de la mise en scène officielle, les voyageurs s'y conformaient volontiers. L'essai soutient que Berthier développe ainsi une satire aussi comique que désenchantée de l'aveuglement de l'intelligence : sémiologie, psychanalyse, esthétique d'avant-garde et espoir révolutionnaire n'apparaissent pas comme des moyens de connaissance, mais comme des filtres qui occultent la violence, la persécution et la réalité politique. Au cœur de l'argument se trouve la thèse selon laquelle les voyageurs font du pays étranger une surface de projection de leurs désirs propres, et c'est précisément pourquoi ils passent à côté de la réalité. Le roman de Berthier est ainsi lu comme une étude de cas historique des idées, qui, au-delà du maoïsme historique, soulève la question de la manière dont les certitudes intellectuelles peuvent déformer la perception et transformer l'étranger en miroir du soi.

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Montaigne auf der Anklagebank: Philippe Desan

Der Roman des renommierten Montaigne-Forschers Philippe Desans, "Montaigne – La Boétie: une ténébreuse affaire" (2024), erzählt die berühmteste Freundschaft der französischen Renaissance als literarischen Kriminalfall. Ausgehend von der Begegnung Montaignes und Étienne de La Boéties im Bordeaux des 16. Jahrhunderts entfaltet der Roman die provokante Hypothese, Montaigne selbst könnte für den frühen Tod seines Freundes verantwortlich gewesen sein. Über die Spur eines verschollenen Sonetts, verborgener Dokumente und einer modernen akademischen Untersuchung verfolgt Desan die Wege der Überlieferung bis in die Gegenwart und macht die Rekonstruktion der Vergangenheit zum eigentlichen Gegenstand seiner Erzählung. Der Aufsatz zeigt, dass dieser historische Kriminalroman weit mehr ist als ein gelehrtes Spiel: Er stellt eine fiktionale Reflexion über die Möglichkeiten und Grenzen der Montaigne-Forschung dar und setzt sich dabei implizit mit der humanistischen Montaigne-Deutung Hugo Friedrichs auseinander. Während Friedrich in seiner klassischen Monographie von 1949 die Einheit eines „sehr organisierten Geistes“ und die Konsubstantialität von Leben und Werk betont, entwirft Desan einen Montaigne, dessen Identität, Texte und Erinnerungen von historischen Interessen, editorischen Eingriffen und sozialen Strategien geprägt sind. Der Aufsatz argumentiert, dass Desans Roman die Grenze zwischen Wissenschaft und Fiktion bewusst verwischt, um die grundsätzliche Erzählnatur jeder Interpretation offenzulegen: Lesen erscheint hier als Arbeit mit Indizien, Wahrscheinlichkeiten und Hypothesen, sodass die Geschichte eines möglichen Verbrechens zugleich zu einer Reflexion über die Bedingungen literaturwissenschaftlicher Erkenntnis wird.

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Das Werk, das fehlt: Xavier Garnier und Mohamed Mbougar Sarr im Dialog

Xavier Garniers "Quels lieux pour les littératures en langues africaines ?" und Mohamed Mbougar Sarrs Roman "La plus secrète mémoire des hommes" kreisen beide um die Frage, unter welchen Bedingungen afrikanische Literatur sichtbar wird – und was mit Schriftstellern geschieht, die sich den Erwartungen des französischen Literaturbetriebs entziehen. Garnier rekonstruiert in seiner Studie die verdrängte Geschichte afrikanischsprachiger Literaturen und zeigt, wie stark frankophone Texte von Sprachen wie Wolof, Gikũyũ oder Kiswahili geprägt sind, obwohl diese im internationalen Literaturbetrieb meist unsichtbar bleiben. Sarr erzählt dieselbe Problematik als literarische Suchbewegung: Der junge senegalesische Autor Diégane Latyr Faye verfolgt die Spur des rätselhaften T.C. Elimane, dessen gefeierter Roman von 1938 nach heftigen rassistischen und exotisierenden Reaktionen verschwindet. Der Essay liest beide Bücher als komplementäre Gegenstücke: Garniers theoretische Begriffe – etwa Literatur als „Ökosystem“ aus Sprachen, Orten und Institutionen – machen verständlich, warum Elimane im Roman zugleich bewundert und ausgeschlossen wird, während Sarr Garniers abstrakte Überlegungen in konkrete Szenen übersetzt, etwa in die fingierten Pariser Zeitungskritiken oder die mehrsprachigen Passagen auf Wolof und Serer. Besonders stark ist die Analyse dort, wo sie zeigt, dass afrikanische Autoren im frankophonen Feld bis heute zwischen zwei widersprüchlichen Erwartungen stehen: zugleich „authentisch afrikanisch“ und literarisch universell sein zu müssen. Gerade aus dieser Spannung heraus entwickelt der Essay eine präzise und anschauliche Deutung von Sarrs Roman als Reflexion über literarische Anerkennung, sprachliche Zugehörigkeit und die Möglichkeit des Schreibens unter postkolonialen Bedingungen.

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Huysmans, sismographe de la modernité : Agnès Michaux

Agnès Michaux’ Romantrilogie "La fabrication des chiens" und ihre spätere Biographie über Joris-Karl Huysmans bilden zusammen ein außergewöhnliches Doppelprojekt: eine literarische Rekonstruktion des fin de siècle und zugleich ein neuer Blick auf Huysmans als Seismograph der Moderne. Der erste Band der Trilogie (1889) folgt dem jungen Provinzjournalisten Louis Daumale durch das Paris der Exposition universelle, der Eiffelturm-Eröffnung und der Fortschrittsbegeisterung, während unter der glänzenden Oberfläche bereits Nationalismus, Eugenik, soziale Angst und kulturelle Erschöpfung sichtbar werden. Im Zentrum steht Daumales Begegnung mit Huysmans, der nicht als museale Décadence-Ikone erscheint, sondern als radikal aufrichtiger Diagnostiker seiner Zeit: „injuste, parfois seulement, mais en toute sincérité“. Michaux’ Argumentation besteht darin, die Décadence nicht als Pose, sondern als präzise Zivilisationsdiagnose zu lesen. Des Esseintes aus "À rebours" wird nicht als ästhetisches Wunschbild verstanden, sondern als Symptom einer Gesellschaft, deren Reizüberflutung und Künstlichkeit den Menschen deformieren. Diese Idee spiegelt sich im titelgebenden Motiv der „Fabrikation“ von Hunden: Optimierung, Züchtung und gesellschaftliche Dressur werden zur Metapher einer Moderne, die alles Lebendige normiert. In der Biographie radikalisiert Michaux diesen Ansatz weiter, indem sie Huysmans nicht textimmanent, sondern körperlich und sozial situiert liest – als frierenden, nervösen Beamten, dessen Kunst aus physischer Überempfindlichkeit, Großstadtmüdigkeit und kompromissloser Wahrhaftigkeit hervorgeht. So entsteht kein nostalgisches Bild der Belle Époque, sondern eine Analyse der Moderne selbst: 1889 erscheint bei Michaux als jener historische Kipppunkt, an dem Fortschritt und Verfall, Rationalisierung und spirituelle Sehnsucht, Oberfläche und innere Zerrüttung untrennbar ineinander übergehen.

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Odysseus in Paris: Epos ohne Zentrum mit James Joyce

Der Band "Ulysse à Paris" (Seuil, 2024) unternimmt eine Fortschreibung der homerisch-joyce'schen Traditionslinie, indem er die epische Struktur der Irrfahrt radikal pluralisiert und in das sozial, politisch und historisch aufgeladene Terrain des Pariser Nordens verlegt. Der kollektive Roman, gemeinsam mit der Zeitschrift Cockpit herausgegeben, ist nicht nur eine lose Anthologie, sondern ein ästhetisch wie theoretisch kohärentes Projekt, das literarische Vielstimmigkeit programmatisch als Gegenmodell zur epischen Einheit inszeniert. Statt eines souveränen Helden entfaltet sich ein Geflecht heterogener Stimmen, deren Figuren – von migrantischen Subjekten über feministische Neuformulierungen mythischer Rollen bis hin zu erinnerungspolitisch sensibilisierten Flaneuren – die Odyssee als Erfahrung von Entortung, Prekarität und fragmentierter Identität durchlaufen. Die Rezension arbeitet heraus, wie die einzelnen Beiträge jeweils spezifische homerische Episoden und Joycesche Verfahren transformieren: sei es durch die Entleerung des Heroischen (de Quatrebarbes), die Ironisierung genealogischer Autorität (Fiat), die Politisierung mythischer Gewalt im Kontext des Holocaustgedächtnis (Comment) oder die radikale Subjektivierung marginalisierter Perspektiven (Schavelzon, Noël). Tiphaine Samoyault akzentuiert Erinnerung als Modus einer nie abgeschlossenen Heimkehr. Gabriela Vazquez verdichtet Migration zur epistemischen Perspektive, die das Zentrum konsequent aus der Peripherie heraus denkt. Die Analyse verfolgt die dichte intertextuelle Verschränkung und liest formale Verfahren (Polyphonie, Bewusstseinsstrom, Katalogtechnik) als Träger historischer und ideologischer Bedeutungen. Hierbei wird sichtbar, dass das zentrale Movens des Bandes die Dekonstruktion der Heimkehr ist: Ithaka erscheint nicht mehr als erreichbarer Ort, sondern als leere Signatur, ersetzt durch provisorische, oft prekäre Formen des Ankommens, die weder Identität stabilisieren noch Geschichte versöhnen. Die Rezension selbst folgt damit einer doppelten Bewegung – sie rekonstruiert die genealogische Tiefe des Projekts und insistiert zugleich auf dessen zeitdiagnostischer Schärfe –, wodurch "Ulysse à Paris" als ein Epos sichtbar wird, das seine eigene Möglichkeit permanent infrage stellt.

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Ein Thriller als Corneille-Tragödie: Patrick Besson

Patrick Bessons Kriminalroman "Presque tout Corneille" (Stock, 2025, zit. als PTC) funktioniert wie eine Tragödie von Corneille, die sich als Urlaubskomödie verkleidet hat: Georges Charpy, ein entlassener Pariser Journalist, trifft seinen ehemaligen Chef im Hotel Aiglon auf Korsika wieder und beginnt, ihn bei jedem erdenklichen Spiel zu demütigen – Schwimmen, Tennis, Schach, Tischtennis –, getrieben von seiner korsischen Frau Colomba, die wie Mérimées gleichnamige Heldin den Mann zur Vendetta drängt, ohne es je auszusprechen, eine Machtstruktur, die der Aufsatz als das eigentliche Zentrum der Handlung identifiziert. Währenddessen liest Lisa, die Tochter des Hoteldirektors, am Poolrand chronologisch das Gesamtwerk Corneilles – eine Tragödie pro Tag –, und ihre Zitate kommentieren das Geschehen wie ein klassischer Chor: "Qui vit haï de tous ne saurait longtemps vivre" (aus Cinna). "Qui se laisse outrager mérite qu'on l'outrage" (aus Héraclius). Sätze, die Corneilles zentrales Thema umkreisen, nämlich die Frage, ob der Mensch das, was er will, mit dem, was er darf, je in Einklang bringen kann, und die im Roman die Funktion haben, die Mordhandlung als moralisch vorherbestimmt erscheinen zu lassen, nicht als Ausnahme, sondern als Konsequenz. Der Chef wird enthauptet aufgefunden, später auch eine zweite Figur; Georges bekennt beide Morde – den ersten aus Ehre, den zweiten aus Eifersucht –, und der Aufsatz liest diesen doppelten Mord als Beleg dafür, dass Besson nicht Corneille in den Thriller einführt, sondern zeigt, dass der Thriller dieselbe moralische Architektur besitzt wie das klassische Theater: Schuld entsteht dort, wo der Wille, sich Genugtuung zu verschaffen, stärker ist als die Vernunft, die zur Mäßigung mahnt, und Lisa, die am Ende Corneille abbricht – "Oui : trop de sang." –, vollzieht damit jene Geste, die den Kern des Romans markiert: Literatur kann die Gewalt kommentieren, aber nicht aufhalten.

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Die Bretagne beginnt im Kopf: Hommage an Jack Kerouac von Pierre Adrian

Pierre Adrians "Le rêve inachevé de Jack Kerouac" (2026) rekonstruiert und überformt die gescheiterte Bretagne-Reise von Jack Kerouac (1965) zu einem doppelten Bewegungsmodell aus literarischer Pilgerschaft und Selbstsuche: Ausgehend von Kerouacs genealogischer Obsession – der Rückkehr zu einem bretonischen Ursprung, der sich als unerreichbar erweist – konstruiert Adrian eine assoziativ strukturierte, intertextuell dichte Reiseerzählung, die Brest als melancholischen Resonanzraum zwischen amerikanischer Beat-Ästhetik und bretonischer Kultur imaginiert; das „unvollendete“ Satori fungiert dabei als Leitmotiv einer Poetik des Scheiterns, in der gerade die verfehlte Erleuchtung produktiv wird. Der Aufsatz arbeitet heraus, dass Adrians Text weniger dokumentarische Rekonstruktion als Fortschreibung von Kerouacs "Satori à Paris" ist: Während Kerouacs spontane Prosa ein unmittelbares, desorientiertes Erleben protokolliert, erscheint Adrians Schreiben als reflektierter, zentripetaler Zugriff, der das historische Scheitern semantisch auflädt und in ein elegisches Narrativ überführt. So wird die strukturelle Parallelität von genealogischer Suche und existenzieller Entwurzelung herausgearbeitet und Brest als Topos einer „wartenden Möglichkeit“ gelesen; die Interpretation verfolgt die These, dass Identität hier nicht genealogisch, sondern literarisch erzeugt wird („terre sans aïeux“). Eine gewisse Tendenz zur Mythisierung bleibt jedoch erkennbar: Die Deutung affirmiert Adrians Lesart, was freilich die Brüche und Ironien bei Kerouac zugunsten einer kohärenten Sinnfigur des Scheiterns pointiert. Insgesamt zeigt die Interpretation von Adrians Transformation eines biografischen Fehlschlags in einen literarischen Mythos und macht plausibel, dass Adrian weniger Kerouac erklärt als dessen Unabschließbarkeit produktiv weiterschreibt.

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Das Monster und sein Doppel: Pierre Rivière bei Michel Foucault und Ismaël Jude

Die Rezension stellt zwei radikal unterschiedliche, aber untrennbar miteinander verschränkte Bücher ins Zentrum: den von Michel Foucault herausgegebenen Dokumentarband "Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère", der den historischen Dreifachmörder Pierre Rivière als Knotenpunkt konkurrierender Diskurse sichtbar macht, und Ismaël Judes "grief" (éditions verticales, 2022), das genau diese diskursive Einhegung performativ angreift. Während Foucaults Band das im Gefängnis verfasste Memoire Rivières in ein vielstimmiges Archiv einbettet – juristische Akten, medizinische Gutachten, historische Kommentare – und so demonstriert, wie ein Leben durch institutionelle Sprache zum „Fall“ wird, treibt Jude diese Konstellation in die Gegenwart und zerlegt sie von innen: Seine Erzählerin liest Foucault, überschreibt dessen Begriffe (parricide wird zu matricide, sororicide, fratricide) und macht sich selbst zur verdrängten weiblichen Doppelgängerin des Mörders. Die Rezension arbeitet diesen Gegensatz nicht bloß als Differenz zweier Methoden heraus – hier die analytische Distanz der Genealogie, dort die wütende, körperliche, sprachzerstörende Gegenrede –, sondern als eine Art dialektische Bewegung: Foucault zeigt, wie Diskurse sich eines Textes bemächtigen, Jude zeigt, dass auch diese Kritik selbst eine Form der Aneignung bleibt. Dabei verschiebt sich der Fokus entscheidend: Wo Foucault den Text als Kampfplatz zwischen Justiz und Psychiatrie liest und dessen „seltsame Schönheit“ betont, insistiert Jude auf dem, was dabei verschwindet – die geschlechtsspezifische Gewalt, die Körper der Opfer, die Möglichkeit einer anderen, nicht-männlichen Stimme. Die Argumentation der Rezension gewinnt ihre Stärke gerade daraus, dass sie diese beiden Perspektiven nicht gegeneinander ausspielt, sondern als notwendige Spannung begreift: Sie zeigt, wie Foucaults Projekt die Bedingungen schafft, unter denen Jude überhaupt schreiben kann, und zugleich, wie Jude diese Bedingungen sprengt, indem er das Schreiben selbst zur Tat radikalisiert. So entsteht das Bild einer literarisch-theoretischen Konstellation, in der sich eine zentrale Frage immer weiter zuspitzt: Wenn – wie bei Rivière – Text und Tat ineinanderfallen, wer kontrolliert dann ihre Bedeutung? Und wer wird dabei gehört – oder zum Schweigen gebracht?

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Bourdieus Narr: Theorieparodie und Gesellschaftsdiagnose bei Fabrice Pliskin

Der Juwelier Antonin Firminy erschießt nach einem Überfall einen der fliehenden Täter und wird nach seiner Haftentlassung unter neuer Identität in Paris zum selbsternannten Rächer der „Beherrschten“, der seine Taten aus einer radikalisierten Lektüre der Soziologie legitimiert. Parallel dazu verfolgt der Journalist Mandrillon seinen Fall, verstrickt sich in eigene moralische Widersprüche und verwandelt Suburres Geschichte schließlich in ein erfolgreiches Buch, das mehr Deutung als Aufklärung bietet. Fabrice Pliskins Roman "Le fou de Bourdieu" (2025, Le Cherche Midi) lässt sich als eine ebenso erzählerisch dichte wie intellektuell zugespitzte Fallstudie über die gefährliche Aneignung von Theorie zusammenfassen: Im Zentrum steht mit Firminy einer, der nach einem tödlichen Gewaltakt und einer traumatischen Haftzeit unter dem Namen Suburre eine radikale Selbstneuerfindung vollzieht, indem er die Soziologie Pierre Bourdieus nicht als analytisches Instrument, sondern als existenzielles Deutungssystem übernimmt; aus der Lektüre erwächst ihm eine Weltanschauung, die soziale Determination in moralische Entlastung und schließlich in ein Programm der Gegengewalt übersetzt, das sich in kleinkriminellen Aktionen, symbolischen Zerstörungen und ideologischen Manifesten erschöpft, während parallel der Journalist Mandrillon die Ereignisse beobachtet, verarbeitet und literarisch verwertet, ohne je einen festen Standpunkt zu gewinnen. Der Roman unternimmt weniger eine Widerlegung soziologischer Theorie, vielmehr führt er deren performative Verzerrung vor: Begriffe wie Habitus, Domination oder symbolische Gewalt werden im Modus des Ressentiments verabsolutiert und in Handlung übersetzt, wodurch eine dialektische Struktur entsteht, in der aus Erklärung Rechtfertigung wird; besonders stark ist dabei die Analyse der Figurenkonstellation als Spiegelung zweier Formen der Verantwortungsvermeidung – Suburres ideologische Radikalisierung und Mandrillons rhetorische Selbstrelativierung –, die den Roman als Parabel auf eine diskursiv überhitzte Gesellschaft lesbar macht, in der Sprache Handlung ersetzt und Theorie zur Projektionsfläche wird. Indem der Artikel zudem die formale Anlage des Textes als „Versuchsanordnung“ deutet, erweist der Roman seine Wirkung nicht primär durch Plot, sondern durch die konsequente Eskalation eines Denkens, das sich von der Wirklichkeit ablöst und diese zugleich deformiert.

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Drei intermediale Orpheus-Variationen: Palermo, Berlin und Trumps USA bei Sébastien Berlendis

Die Rezension liest Sébastien Berlendis’ neuen Roman "24 fois l’Amérique" (Actes Sud, 2026, zit. FA) im Zusammenhang mit zwei früheren Büchern ("Revenir à Palerme", 2018 und "Seize lacs et une seule mer", 2021) als Teil einer zusammenhängenden poetischen Konstellation. Alle drei Texte variieren ein gemeinsames erzählerisches Grundmotiv: Ein Ich-Erzähler folgt der Spur einer verschwundenen Frau und bewegt sich dabei durch Landschaften, die von Geschichte, Erinnerung und Melancholie geprägt sind. Während der erste Roman in einem verfallenden Palermo eine fast klaustrophobische Suche nach der verlorenen Geliebten Délia entfaltet und die Fotografie als Medium der Erinnerung inszeniert, verlegt der zweite diese Spurensuche in die sommerlichen Seenlandschaften Berlins, wo Super-8-Filme einer geheimnisvollen Frau zum Ausgangspunkt einer flanierenden Rekonstruktion der Vergangenheit werden. FA nun erweitert diese Bewegung zu einem Roadmovie durch den amerikanischen Rust Belt: Der Erzähler reist von New York bis zum Lake Michigan, um Marianne wiederzufinden, die seit Jahren nur noch durch gezeichnete Postkarten präsent ist. Der Roman entfaltet daraus eine visuell strukturierte Reise durch Motels, Industriebrachen und Seenlandschaften, in der fotografische Apparate, überbelichtete Bilder und filmische Einstellungen zu zentralen Metaphern für die Unzuverlässigkeit des Gedächtnisses werden. Marianne erscheint weniger als reale Figur denn als „Präsenz durch Abwesenheit“, deren Spur der Erzähler in einer Landschaft aus Erinnerungsfragmenten verfolgt. - Der Artikel argumentiert, dass diese drei Romane als eine intermediale Variation des Orpheus-Mythos zu lesen sind. Berlendis’ Erzähler bewegt sich stets in einer paradoxen Bewegung zwischen Erinnerung und Gegenwart: Wie Orpheus versucht er, eine verlorene Eurydike zurückzuholen, doch die Suche führt nicht zur Wiedergewinnung der Geliebten, sondern zu einer ästhetischen Transformation des Verlusts. Die Analyse zeigt, dass diese Poetik stark von visuellen Medien geprägt ist. Fotografie, Film und Polaroidbilder strukturieren nicht nur die Wahrnehmung der Figuren, sondern auch die formale Organisation der Texte – besonders im jüngsten Roman, dessen vierundzwanzig Episoden wie filmische Einstellungen eines melancholischen Roadmovies wirken. Gleichzeitig liest der Artikel den jüngsten Roman als indirekten politischen Roman über das gegenwärtige Amerika: Die Reise durch den Rust Belt führt durch deindustrialisierte Städte, religiös aufgeladene Landschaften und migrantisch geprägte urbane Räume, wodurch sich ein vielschichtiges Bild eines gesellschaftlich zerrissenen Landes ergibt. Die Interpretation argumentiert, dass Berlendis diese politische Dimension nicht programmatisch formuliert, sondern aus einer Poetik der Beobachtung entstehen lässt, in der persönliche Erinnerung, mediale Wahrnehmung und historische Landschaften ineinander verschränkt sind.

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Von den Mods zum Dichter: kalkuliertes Verschwinden bei Charles Baudelaire und Cyrille Martinez

Cyrille Martinez’ Roman "Comment habiller un garçon" (éds. verticales, 2026) erzählt die Geschichte eines namenlosen Erzählers, der nach einer depressiven Phase, in der er apathisch im Bett liegt und seinen anwachsenden Kleiderhaufen als Sinnbild seines inneren Zerfalls betrachtet, langsam in die Gesellschaft zurückkehrt. Eine Stelle als Bibliotheksassistent in Avignon markiert den ersten Schritt aus der Isolation; zunächst versucht er, sich durch schlichte, „anständige“ Kleidung sozial kompatibel zu machen. Doch erst die Begegnung mit der Mod-Subkultur um Joe auf der Place des Corps-Saints eröffnet ihm eine radikalere Perspektive: Kleidung erscheint nun nicht mehr als Anpassung, sondern als Instrument geistiger Disziplin, sozialer Distinktion und ästhetischer Selbsterschaffung. Durch Rituale – die Rasur der „French Line“, den Erwerb eines M51-Parka, die Perfektion maßgeschneiderter Hosen – wird er in einen Kodex eingeführt, der maximale Anstrengung und absolute Formstrenge verlangt. Parallel dazu verankert der Roman diese Stilpraxis intertextuell: Figuren wie George Brummell und Charles Baudelaire liefern Modelle einer asketischen, auf Unsichtbarkeit zielenden Eleganz. Der symbolische Höhepunkt ist der Tausch einer seltenen Soul-Platte gegen einen mythisch aufgeladenen „Habit noir“, der Baudelaire gehört haben soll. Mit diesem schwarzen Frack vollzieht der Erzähler seine Metamorphose vom modischen Adepten zum Dichter: Mode wird zur Vorstufe der Poesie, Identität zur bewusst getragenen Form. – Die Interpretation liest den Roman als Studie der Identitätskonstruktion durch äußere Zeichen und ordnet ihn in Martinez’ Gesamtwerk ein, das wiederholt subkulturelle Räume als Laboratorien der Selbsterschaffung untersucht. Argumentativ verbindet sie Motivanalyse (Kleiderhaufen, Parka, Hosenaufschlag, Frack) mit poetologischer Kontextualisierung: Die dokumentarische „Infralangue“, das popliterarische Arbeiten mit Listen und Katalogen sowie die dichte Intertextualität erscheinen als formale Entsprechungen des thematischen Projekts. Männlichkeit wird hier nicht biologisch, sondern ästhetisch definiert – als Disziplin, als Widerstand gegen militärisch-virile Stereotype und als symbolische Umkehr sozialer Hierarchien („besser gekleidet als der Chef“). Die Mod-Ästhetik wird von Martinez mit Baudelaires Modernebegriff kurzgeschlossen: Künstlichkeit wird zur Rettung vor formloser „Natur“, der schwarze Frack zur paradoxen Signatur einer Identität, die sich im Verschwinden vollendet. So deutet die Interpretation den Roman nicht als nostalgische Jugenderzählung, sondern als poetologisches Manifest, in dem die Reflexion der Kleidung selbst zum Schreibakt führt.

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Nikolai Gogol, Nicole Caligaris und die Pariser Anschläge vom 13. November 2015

Im Zentrum der Interpretation steht Nicole Caligaris’ Roman "Le gogol" (2026): In einem Bahnhofscafé im Morgengrauen trifft eine erschöpfte Erzählerin aus dem Kulturministerium auf einen verstörten Mann im übergroßen Militärmantel, der sie für eine Richterin hält und darauf besteht, endlich seine Geschichte „zu Protokoll“ zu geben. Dieser Mantel, im Chaos der Pariser Anschläge vom 13. November 2015 in einem Lokal namens Mar Cantabrico an sich genommen, ist zu schwer, zu weit, nicht „nach Maß“: Er wird zum sichtbaren Zeichen eines Traumas, das sich nicht ablegen lässt. Während der Mann von Schüssen, einer Flucht durch eine Falltür und einem nächtlichen Warten auf ein nie eintreffendes Funksignal erzählt, denkt die Erzählerin an ihre eigene Entwertung im bürokratischen Projektbetrieb. Zwei Existenzen, beide randständig, beide in Systemen gefangen, die Menschen in Akten, CVs und „Passiva“ verwandeln. Von hier aus schlägt die Interpretation den Bogen zurück zu Nikolai Gogols "Der Mantel" (1842): Auch dort hängt das Leben eines unscheinbaren Beamten an einem Kleidungsstück, doch während Akaki Akakijewitsch seinen Mantel als ersehnte Identitätsprothese erkämpft und durch dessen Verlust zugrunde geht, trägt Caligaris’ „Gogol“ ein fremdes, historisch aufgeladenes Erbstück, das ihn definiert, ohne je sein Eigentum gewesen zu sein. Die Argumentation macht anschaulich, wie sich das Motiv vom Aufstiegsversprechen zur Trauma-Metapher verschiebt: Bei Gogol entlarvt der geraubte Mantel die Grausamkeit einer zaristischen Hierarchie; bei Caligaris wird der Militärmantel zum materiellen Archiv kollektiver Gewalt und zum Symbol einer Gegenwart, in der Identität nur noch bruchstückhaft rekonstruierbar ist. Durch diese intertextuelle Fortschreibung zeigt die Analyse, dass der „kleine Mensch“ des 19. Jahrhunderts im 21. Jahrhundert nicht verschwunden ist – er steht nun im Café, spricht von Funkrauschen und zerrissenen Puzzles und fordert nichts Geringeres als ein modernes „Habeas Corpus“: das Recht, als verletzliche, geschichtliche Existenz anerkannt zu werden.

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Ödipus in Évreux: Deutsch-französische Nachkriegstragödie bei Denis Dercourt

Denis Dercourts Debütroman "Évreux" (Denoël, 2023) erzählt über sieben Jahrzehnte hinweg eine folgenreiche Familiensaga, die im Bombenhagel des Jahres 1944 beginnt. Léon, geboren als Sohn einer missbrauchten Französin und eines deutschen Kollaborateurs, wächst in einem Klima aus Scham, Schweigen und moralischer Kälte auf. Aus dem Kind der Trümmer wird ein skrupelloser Machtmensch, der die Schuldgeschichten seiner Mitbürger systematisch zur Erpressung nutzt und so ein Imperium aufbaut. Parallel dazu verfolgt der Roman die Schicksale seiner verleugneten Kinder sowie des Historikers Antoine, der versucht, die verborgenen Verbrechen der Vergangenheit aufzudecken – und dabei selbst in eine tödliche Spirale aus Rache und Selbstjustiz gerät. Die Stadt Évreux erscheint als moralisch kontaminierter Raum, in dem die deutsch-französische Besatzungsgeschichte nicht überwunden, sondern biografisch fortgeschrieben wird. Die Rezension liest den Roman konsequent als moderne Tragödie im Horizont von Ödipus Rex und argumentiert, dass Dercourt weniger eine historische Chronik als vielmehr ein deterministisches Schuldmodell entwirft. Zentral ist dabei die These einer „Ökonomie der Schuld“: Vergehen werden nicht gesühnt, sondern funktionalisiert und in neue Machtverhältnisse überführt. Stilistisch stützt die Rezension diese Deutung durch den Hinweis auf die parataktische, protokollarische Erzählweise, die Gewalt entemotionalisiert und als logische Folge historischer Verstrickungen erscheinen lässt. Zudem arbeitet sie heraus, dass die Figur des Historikers die Ambivalenz von Aufklärung verkörpert: Erkenntnis führt nicht zur Katharsis, sondern zur erneuten Tat. Die Argumentation der Rezension ist dabei klar strukturiert – von der Urszene 1944 über die intergenerationale Wiederholung bis zum finalen Akt der Selbstjustiz – und zielt auf die Diagnose einer Nachkriegsgesellschaft, deren offizielle Versöhnungsnarrative durch private Gewaltgeschichten radikal unterlaufen werden.

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Jean-Luc Lagarce, der Abwesende: biographische Fiktion als Metatheater bei Charles Salles

Die zeitgenössische französische Literatur und das Theater haben in Jean-Luc Lagarce eine Figur gefunden, deren Bedeutung weit über ihren frühen Tod im Jahr 1995 hinausgewachsen ist. Lagarce, der zu Lebzeiten oft am Rande des etablierten Kulturbetriebs agierte und sich zeitlebens mit finanziellen sowie institutionellen Hürden konfrontiert sah, hat sich postum zu einem der meistgespielten Dramatiker Frankreichs entwickelt. Dreißig Jahre nach seinem Ableben unternimmt der Autor Charles Salles mit seinem Roman "Lagarce, fiction", erschienen im August 2025 bei der Table Ronde in der Kollektion Vermillon, den Versuch, diese vielschichtige Persönlichkeit fiktional zu rekonstruieren. Salles, der zuvor mit seinem vielbeachteten Erstling "Alain Pacadis, Face B" (2023) einen anderen "Meteoriten" der Pariser Kulturlandschaft porträtierte, wechselt in seinem zweiten Werk die Perspektive vom Sozialen zum Intimen, ohne dabei den scharfen Blick für die soziopolitischen Koordinaten der Epoche zu verlieren. Der vorliegende Bericht analysiert das Leben und Werk von Jean-Luc Lagarce, bettet es in den narrativen Rahmen von Charles Salles ein und stellt die wesentlichen Bezüge zwischen dem Dramatiker und dem Werk seines Biografen her.

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